Je poussais donc le temps avec l’épaule d'après "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust

Du 3 au 25 juin 2019
Théâtre de la Ville, Espace Cardin - Paris
En tournée à partir du 26 septembre
MISE EN SCENE : Charles Tordjman

AVEC Serge Maggiani

ADAPTATION Charles Tordjman et Serge Maggiani
SCÉNOGRAPHIE Vincent Tordjman
MUSIQUE Vicnet
LUMIÈRES Christian Pinaud
COSTUMES Yohji Yamamoto
CONSEILLÈRE ARTISTIQUE Pauline Masson

Contact Presse
Pierre Cordier : 06 60 20 82 77

Contact Tournée
Hélène Icart : 01 53 21 08 87

Tournée :

Espace Bernard Marie Koltès
Saulcy Metz
28 juin 2019 à 20h et 29 juin 2019 à 19h

Festival Jeux du Théâtre-de Sarlat
22 juillet à 21h45

Théâtre national de Nice
28 au 30 novembre 2019

Grange à Dime Ecouen (95)
6 décembre 2019

Maison des Arts du Léman,
Thonon les Bains
10 et 11 janvier 2020

Le Manège Maubeuge
14 janvier 2020

Vouloir mettre en scène « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust , c’est évidemment un pari un peu fou. Mais cette folie, le théâtre doit et peut se la permettre puisque c’est bien vrai que tout est possible sur une scène. « Le théâtre est fait de l’étoffe de nos rêves » nous dit Shakespeare …
Alors soyons fous et tâtons de l’étoffe des rêves de Marcel Proust.
Ceux de l’enfance, ceux des amours heureux et malheureux, ceux des chemins de traverses , ceux des mères oubliées, ceux des paysages recréés, ceux du vide de l’existence, ceux de paysages inconnus, ceux de l’art.
De ce fleuve immense, le comédien Serge Maggiani de façon lumineuse saura glisser sur un jeu d’émotions et de sensations qui feront de nous des rêveurs de leur propre vie.
Parce qu’écouter les fragments de cette recherche c’est s’écouter soi même et retrouver en frissonnant ce qui nous constitue. Parce qu’entrer dans l’œuvre de Marcel c’est faire un voyage d’une infinie délicatesse dans ce qui palpite sous nos paupières.
Les textes choisis pour ce voyage viennent du début d’« A la recherche du temps perdu ». Un temps pour des retrouvailles avec l’enfance, avec les premiers émois amoureux, avec le baiser attendu d’une mère, avec la recherche éperdue d’une grand mère disparue … Aux sons de violoncelles bégayants ce sera un voyage pour savoir que le temps perdu peut se retrouver intact.
Nous avons emprunté à Saint Simon ce titre étrange « Je poussais donc le temps avec l’épaule ». C’est peut-être avec le corps  qu’on peut pousser le temps…
Pousser un temps présent difficile à vivre pour retrouver intact celui du passé.
Un passé fait de peau et de sensualité…
Au fond c’est peut-être cela que nous cherchons, reconnaître la saveur et la douceur de notre propre peau particulièrement de celle qui n’est plus qui n’est plus là.
C’est avec une équipe artistique avec laquelle je travaille depuis près de vingt ans que j’engage avec enthousiasme et timidité cette aventure.
Il s’agit de Vincent Tordjman pour la scénographie et la musique, Christian Pinaud pour les lumières, Cidalia da Costa pour les costumes, Pauline Masson pour la dramaturgie.
Charles Tordjman