La Fabbrica d’Ascanio Celestini

27 octobre 2009
Théâtre Vidy Lausanne
MISE EN SCENE : Charles Tordjman

Traduction : Olivier Favier

Avec : Serge Maggiani, Agnès Sourdillon, Trio de chant, Sandra Mangini Germana Mastropasqua, et en alternance Giovanna Marini / Xavier Rebut

Chansons composées par : Giovanna Marini

Collaboration artistique : Zohar Wexler

Scénographie : Vincent Tordjman

Lumière : Christian Pinaud

Costumes : Cidalia Da Costa

Maquillage : Nathalie Monod

Production déléguée : Théâtre Vidy-Lausanne

Production : Théâtre de la Manufacture – Centre dramatique national Nancy-Lorraine, Théâtre Vidy-Lausanne, Compagnie Fabbrica

C’est l’histoire d’une transmission, d’une mémoire qui se livre en partage de génération en génération. Du Temps du mythe aux Temps modernes, La Fabbrica dresse un large panorama d’une réalité mouvante et qui aujourd’hui, s’éteint au rythme des fermetures d’usines : la vie ouvrière.
Au centre de cette usine, cette Fabbrica, il y a la forge et le métal en fusion rougeoyant aux lueurs fantastiques. Au coeur de la nuit, brûle ce feu qui irrigue les veines des hommes infatigables qui donnent leur vie au labeur.
On dit qu’à «l’ère» des géants qui fondèrent l’usine, ces héros étaient «hauts de dix mètres». Dans cette fresque où se mêlent la légende et les témoignages précis, défilent les personnages de l’usine: Benito, sorte de Quasimodo au corps tordu, Fausto, le chef manoeuvre qui a perdu une jambe, Assunta, la tenancière du bar-tabac installé face à l’usine, figure mythologique dont le regard est fatal à ceux qui le croisent.
Agnès Sourdillon et Serge Maggiani, des fidèles de Charles Tordjman, sont accompagnés de la «géante» Giovanna Marini, qui ponctue le spectacle de chants populaires italiens du fond des âges. La scénographie de Vincent Tordjman donne à voir la superbe de ruines où vivent encore les petites lumières tremblantes des âmes des disparus, l’enchantement d’un monde qui s’éteint dans le même temps que la «valeur travail» tant vantée de nos jours est pourtant détruite sans ménagement, sans vergogne et sans aucun souci de l’humain, de la vie…