Moi je crois pas !

4 février 2012
Théâtre du Rond-Point
de Jean-Claude Grumberg
MISE EN SCENE : Charles Tordjman

Avec : Pierre Arditi, Catherine Hiegel

Collaborateur artistique : Zohar Wexler

Scénographie : Vincent Tordjman

Lumières : Christian Pinaud

Musique : Vicnet

Costumes : Cidalia da Costa

Maquillages : Cécile Kretschmar

Production : Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées

En partenariat avec : Le CENTQUATRE et la Compagnie Fabbrica, la compagnie Fabbrica est financée par le Ministère de la Culture (DGCA), la Région Lorraine, le CR de Meurthe-et-Moselle, avec le soutien de F. Marc de Lacharrière (Fimalac)

Jamais on ne les aura vus comme ça, Pierre Arditi et Catherine Hiegel. Au pire de l’humanité à vif, à nu, vieillards tendres avachis d’un amour retombé comme un soufflé. Un homme, une femme, et le temps qui a fait son oeuvre ; poison lent. Fini la séduction, les élans de l’amour naissant. Monsieur et Madame s’affrontent. Ils se cherchent des poux, provoquent leur guerre intestine. Ils conjurent l’ennui familier par les accrocs de la dispute. Le 11 septembre est-il un coup monté ? Les écrivains ont-ils des nègres ? Lui n’y croit pas, elle si. Elle croit en l’existence du yéti, elle croit que les fèves provoquent les prouts. Lui, non. Ils luttent. Batailles. Et les soirées passent. Et la télévision qu’on allume quand la trêve est possible. Deux bêtes de scène labourent les terres fertiles des idées reçues, des préjugés, et de la bêtise partagée. Portraits au vinaigre d’une France à pantoufles très élimées et à télé trop allumée.

Le tandem Grumberg / Tordjman oppose deux blocs, deux humanités bouffées par les ravages de la routine qui s’affrontent comme deux pays en conflit. Avec le temps, les opposants oublient dans la querelle les raisons de la hargne, de la petite torture journalière.