Résumons-nous d’après les Chroniques de la Montagne d’Alexandre Vialatte

14 mars 2012
Théâtre Vidy-Lausanne
MISE EN SCENE : Charles Tordjman

Avec : Clotilde Mollet / Julie Pilod (en alternance), Christine Murillo, Dominique Pinon / Philippe Fretun (en alternance)

Collaboration artistique : Pauline Masson

Scénographie : Vincent Tordjman

Lumières : Christian Pinaud

Costumes : Cidalia da Costa

Musique : Vicnet

Maquillages : Cécile Ktretschmar

Production : Compagnie Fabbrica

Coproduction : Théâtre Vidy Lausanne - Grand Théâtre de Luxembourg

Depuis sa vingt-et-unième année et jusqu’à sa mort, Alexandre Vialatte (1901-1971) a créé un genre littéraire qu’il a poussé à la perfection : la chronique.

Pour la Revue rhénane, le Crapouillot, l’Intransigeant, la Nouvelle Revue Française, Marie-Claire, le Journal de l’Est et pendant les dix-huit dernières années de sa vie pour le grand quotidien auvergnat La Montagne.

Tous les dimanches soir, Vialatte porte sa copie à la Gare de Lyon au train de 23h15. Alexandre le grand Vialatte parle de tout et de rien. Du temps, des animaux, d’une pièce de théâtre, d’un film, commente un lieu commun ou un proverbe. Il fera l’éloge du homard et autres insectes utiles.

«Vialatte touche le monde avec un plumeau. C’est ainsi que l’on devient indispensable (…) Rien ne le fascine autant que le monde en seconde main, celui qui est lu, approuvé et répertorié par l’écrit. La langue française entraîne tout le monde dans le même bateau, celui où vogue la chronique. » écrit Jean-Pierre Thibaudat dans Libération en 1987 lors de la sortie de « Eloge du homard et autres insectes utiles ».

Alexandre Vialatte parle bien sûr du temps, le perdu et le retrouvé, de la France, de ce dont nous parlons.

De lui qui termine toutes ses chroniques par « Et c’est ainsi qu’Allah est grand », on a essayé de faire un théâtre qui se veut comme une promenade, une flânerie en philosophie, en morale et en humour d’une rare délicatesse.
De rire de nous et du monde, avec des pincettes.

Charles Tordjman