Théâtre Hébertot
Paris

Dans le couloir

de Jean-Claude Grumberg
Mise en scène : Charles Tordjman

Assistante à la mise en scène : Pauline Masson 
Scénographie : Vincent Tordjman 
Musique : Vicnet
Lumières : Christian Pinaud
Costumes : Anne Yarmola 
Production : MK PROD' et Billal Chegra

Avec Jean Pierre Darroussin et Christine Murillo

À partir du 24 janvier 2026
Du mercredi au samedi à 19h
Le dimanche à 17h30

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Dans le couloir

C’est l’histoire d’un couple d’octogénaires.
Lui, souffre d’un mal de dos chronique et d’une vue très faible. C’est  Jean -Pierre Darroussin.
Elle, est équipée d’un appareil auditif et d’un appareil dentaire . C’est Christine Murillo.
Ils n’ont pas la vie  facile , d’autant que leur cinquantenaire de fils est revenu vivre chez ses vieux.
Ce retour ça les ennuie.

Allez donc savoir où se nichent la générosité, l écoute ou le rejet d’autant que le fils s’obstine à ne pas leur  parler. C’est gai !
« Dans le  couloir » , c est un peu « Godot » entre deux « Chaises »
Allez donc  savoir qui des rires ou des larmes l’emportera ? 

Charles Tordjman 

Christine Murillo

Jean-Pierre Darroussin

Note de l'auteur

Sa La sagesse populaire prétendait hier que le malheur des uns fait le bonheur des autres.
 Aujourd'hui, grâce à Dieu, qui n'y est pas pour grand-chose, nous savons que rien n'est plus drôle que le malheur, pourvu qu'il soit équitablement partagé.
 Durant près de trente ans, je me suis efforcé de faire rire mes contemporains de leurs malheurs et du mien. Revenir pour cela à Hébertot, ce théâtre que j'aime tant et qui hébergea mon « Atelier » il y a peu – trente ans – durant plusieurs saisons, me ferait presque oublier de rire des malheurs d'autrui et des miens.
 Y revenir avec deux complices experts en rire et spécialistes du malheur humain, Christine Murillo et Jean-Pierre Darroussin, guidés par un troisième larron nommé Charles Tordjman, qui accepte de quitter des yeux un temps ces « 12 Hommes en Colère », me laisse entrevoir une abondante moisson de rires mouillés de larmes car, comme le dit la sagesse populaire –  encore elle ? – pleurer de rire ou rire larmes zaux zyeux reste le plus sûr remède à la mélancolie.   Ce retour à Hébertot me fait souvenir d'une soirée où j'étais venu applaudir Jean-Louis Trintignant et sa fille Marie. Il faisait beau, c'était le printemps.
 Devant le théâtre, quelques spectateurs attendaient en devisant que retentisse la sonnerie d’entée.. L'un, qui avait sans doute la veille vu « Fin de partie », interpellait les autres :
 « Et vous savez ce qu'il y avait dans les poubelles, sur scène ? Vous ne devinerez jamais ! Les parents, les parents ! Le vieux dans une poubelle, la vieille dans une autre. » Les auditeurs protestèrent : « Non, non ! », et la sonnerie retentit.
 Disons que « Dans le Couloir », j’ai renversé la poubelle, libérant ainsi les vieux parents afin qu’ils puissent s’affronter dans la cuisine ou dans le couloir, rire et pleurer ensemble, qu'ils se sentent chez eux, sur la scène d’Hébertot. Faites-leur bon accueil. Ils n'ont pas la vie facile.
Sentez-vous libres, vous aussi, de rire, de pleurer, et même, pourquoi pas, de dormir si le sommeil vous gagne. 
Merci. 

Jean-Claude Grunmberg